Pour savourer les journées d'été au bord de la mer avec une glace à la main, il faut désormais être prêt à débourser un peu plus. Ce plaisir sucré n'échappe pas à la hausse des prix.
Le tableau est idyllique : soleil, plage et une glace crémeuse à déguster dans un cornet croustillant. Cependant, cette année, l'inflation vient ternir ce tableau. Le prix des boules de glace s'est déjà accru d'au moins 0,50 euro, comme l'indique Bruno Aim, le président de la Confédération des glaciers de France.
Pourquoi le prix des glaces s'envole ?
Bruno Aim déclare : "En bord de mer, une boule de glace qui coûtait 2,50 euros l'an dernier ne sera guère trouvable à moins de 3 euros." Plusieurs facteurs expliquent ce phénomène. Tout d’abord, l'augmentation des prix des matières premières a un impact significatif. La crème a enregistré une hausse de 8%, les œufs de 6%, et le sucre a vu son prix grimper de 20 à 30 centimes par kilo. Les fruits et les coûts énergétiques sont également en hausse, les exploitants devant souvent débourser 1 000 euros supplémentaires par mois pour faire fonctionner leurs équipements frigorifiques. Même le matériel de service, comme les bacs en plastique ou les cuillères en bois, a vu ses tarifs augmentés. De plus, le prix des glaces en supermarché a également augmenté, avec une moyenne d'environ 5% d'augmentation.
Les glaciers et leur réponse à la hausse des prix
Face à ces augmentations, les artisans glaciers n'ont d'autre choix que de réajuster leurs prix. Ils ajoutent entre 0,10 et 0,50 euro sur le tarif d'une boule de glace. Cependant, ces hausses semblent insuffisantes pour compenser l'inflation galopante. La majorité d'entre eux cherchent à ne pas trop peser sur le budget des consommateurs. Charlotte Cotel, gérante d'un glacier à Toulon, déclare au micro de TF1 : "Nous ne pouvons pas augmenter davantage." Néanmoins, des ajustements futurs ne peuvent être exclus. Mathieu Bargeton, gérant des Glaces Bargeton à Saint-Jean-de-Luz, révèle : "Nous attendons la fin de la saison pour faire le bilan comptable et je n'exclus pas qu'il soit nécessaire d'ajuster les prix."







