Mes camarades de la rubrique sont des gens épatants…
L'attrape-mouche
Mes collègues de la rubrique sont véritablement impressionnants. Régulièrement, dans un élan de défi amical, ils m'incitent à explorer de nouveaux sujets. Ne vous inquiétez pas, rien de réellement compliqué : pas de retour chez Guy Savoy ou Guy Martin, ni d’avaler six McFlurry – mon petit péché mignon. Cette fois, leur défi consiste à rédiger sur les blogs, sachant pertinemment que je vais plonger tête la première dans cette vaste thématique. Mais comment critiquer les blogs ? C’est un exercice délicat, car ils peuvent sembler apporter un souffle nouveau à la critique culinaire tout en créant un véritable tourbillon dans l'univers gastronomique.
Il suffit souvent de proposer un moment convivial, autour d’une coupe de champagne, pour que le débat s’installe. Pourtant, la critique elle-même se révèle parfois hésitante, balbutiante. La ferveur apparaît davantage dans les commentaires des internautes que dans les écrits des blogueurs eux-mêmes, souvent déjà bien en place. On s'attend à voir émerger une sorte de collectif des blogueurs gastronomiques, trinquant avec leur champagne tiède dans d’élégants salons. On peut légitimement critiquer les jeunes débatteurs aux fautes d'orthographe omniprésentes. Ce qui émerge clairement, c'est que les commentaires, qu'ils soient doux ou amers, sont le véritable reflet du débat. Tout le monde a son opinion – et n'hésite pas à la défendre; à part cela, la notion de bon goût et de juste critique semble s’être évaporée. Le revers de cette passion omniprésente pour la gastronomie traduit peut-être une recherche désespérée de sens dans notre société actuelle.







