Face à l'éternelle question de l'eau à consommer, beaucoup se demandent : l'eau en bouteille est-elle vraiment supérieure à l'eau du robinet ? Alors que la première conserve une image de pureté et de santé, la réalité est bien plus nuancée.
Pourtant, l'eau du robinet est contrôlée
Selon les chiffres de la France, 62 % de l'eau du robinet provient de nappes phréatiques, similaire à l'eau en bouteille, souvent décrite comme plus pure. Chaque commune contrôle la qualité de son eau, assurée par des traitements réguliers et des analyses rigoureuses menées par des agences de santé. Ainsi, il est rare qu'une contamination soit trouvée sans être immédiatement signalée. Bien que le chlore, désinfectant historique, puisse altérer le goût, il n'est pas nuisible pour la santé.
L'eau en bouteille, un choix coûteux et parfois moins sûr
Dans le reste du monde, la vente d'eau en bouteille prend des proportions alarmantes. Un rapport de l'ONU souligne que la plupart des entreprises effectuent moins de contrôles sanitaires que les services publics. Dans de nombreux cas, même les soi-disant eaux « minérales » échappent à des réglementations strictes. Cela soulève des questions sur leur véritable sécurité.
Un coût environnemental non négligeable
Produire et transporter l'eau en bouteille engendre un impact environnemental considérable. En 2021, l'industrie de l'eau en bouteille a généré 25 millions de tonnes de déchets plastiques, dont une large majorité n'est pas recyclée. De plus, le transport de ces bouteilles par camion ajoute une empreinte carbone non négligeable. D'autre part, l'eau du robinet, accessible et économique, est estimée à seulement 0,003 € par litre.
En somme, malgré la perception largement favorable autour de l'eau en bouteille, l'eau du robinet émerge comme une alternative souvent plus sûre et plus respectueuse de l'environnement. Pour des options de consommation durable, privilégier l'eau du robinet pourrait s'avérer plus judicieux.







