L'alcool a un effet notable sur notre capacité à maîtriser nos impulses et peut entraîner une augmentation marquée de la consommation alimentaire, en particulier d'aliments riches en calories et en matières grasses.
Une relation significative existe entre une consommation excessive d'alcool et le surpoids. En plus d'être riche en calories, l'alcool peut également influencer indirectement notre alimentation. Selon une étude parue dans la revue de l'American Psychological Association, l'alcool semblerait stimuler l'appétit et intensifier l'attrait pour la junk-food.
Impact de l'alcool sur le comportement alimentaire
Des chercheurs de l'Université de Liverpool ont mené une expérience impliquant 60 femmes, divisées en deux groupes. L'un consommait de la vodka, tandis que l'autre avait une boisson non alcoolisée mais odorante. Les résultats ont montré que le groupe ayant consommé de l'alcool a ingéré davantage de biscuits comparé à l'autre groupe.
« Les consommateurs d'alcool semblent perdre leur autocontrole, nécessitant un effort supplémentaire pour résister aux tentations de nourriture calorique », observe Paul Christiansen, l'un des chercheurs. Bien que les résultats soient intrigants, il est important de rester prudent concernant l'interprétation des données, car l'étude se concentrait uniquement sur un petit échantillon féminin.
Les résultats d'études antérieures
Ces découvertes corroborent celles d'une analyse du National Institute on Alcohol Abuse and Alcoholism (NIAAA/NIH) publiée en 2013. Cette recherche avait déjà mis en lumière les conséquences de la consommation d'alcool sur le régime alimentaire, révélant que nos choix devenaient moins sains lors de jours avec consommation d'alcool.
Les chercheurs notent que « l'apport calorique est manifestement accru. De plus, il se produit des changements dans notre régime alimentaire ; les jours où l'alcool est consommé, les hommes ingèrent en moyenne 433 kilocalories supplémentaires, dont 168 kcal ne provenant pas de l'alcool lui-même. Ils se tournent vers des aliments plus riches, comme la viande rouge et les graisses, tout en négligeant les fruits et les produits laitiers.







