Citée sous le pseudonyme «Éléonore» dans une enquête de Elle, Alexandra Rosenfeld se dévoile pour dénoncer les comportements violents de Jean Imbert, ce 19 août.
L’affaire Jean Imbert secoue le milieu de la gastronomie. Le 23 avril, le magazine Elle a publié des témoignages d'anciennes compagnes du chef étoilé, l'accusant de violences conjugales. Parmi ces témoignages, l'ex-actrice et agent immobilier Lila Salet a partagé une vidéo poignante concernant sa relation avec le chef. D'autres femmes ont aussi parlé anonymement, dont une certain «Éléonore» qui se trouve aujourd'hui être Alexandra Rosenfeld. "Je ne suis pas Éléonore, je suis Alexandra. Et maintenant, je parle", a-t-elle écrit sur Instagram, révélant son identité.
Des révélations déchirantes
Dans son post, Alexandra a partagé une image médicale troublante, mentionnant un "traumatisme par choc direct" et une "fracture des os propres du nez". Elle évoque une relation avec Jean Imbert entre 2013 et 2014 : "Il y a plus de 10 ans, j’étais avec quelqu’un. Il m’a mis un coup de tête, une fois. Mais ce qui m’a profondément atteint, c’était l'atmosphère autour de moi : mépris, rabaissements, silences... C’était insidieux et cela m’a emprisonnée", confie-t-elle.
Sous le pseudonyme «Éléonore», Alexandra avait déjà mentionné cette agression. La communication de Jean Imbert avait alors tenté de minimiser les événements, qualifiant l'incident de "défense face à des violences subies". Il a décrit leur relation comme "insoutenable, marquée par les insultes et les crises". À cela, Alexandra répond : "Ce qu’il dit est faux, et ceux qui étaient là le savent également".
Un appel aux autres victimes
Alexandra a décidé de témoigner publiquement pour soutenir d'autres victimes. "Des journalistes m'avaient contactée, plusieurs femmes racontaient des choses que j'aurais pu écrire. J'ai longtemps réfléchi avant de parler, ce n'était pas pour me venger, mais pour elles", a-t-elle déclaré. Sa courageuse initiative a suscité de nombreux soutiens en ligne : "Vous n'êtes pas seules, on vous croit", a affirmé la journaliste Nora Bouazzouni.
Suite à cette révélation, Lila Salet a déposé une plainte contre Jean Imbert pour violences conjugales, déclenchant une enquête. Jean Imbert, se disant innocent, a annoncé qu’il se mettait "en retrait" de ses établissements le temps que la justice fasse son œuvre.







