Découvrez les enjeux de la répétition dans la cuisine française.
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La gastronomie française fait face à une réalité troublante : une tendance marquée à la copie. Qu’il s’agisse d’une sole aux agrumes ou d’un thon au foie gras, l’annonce de nouveaux plats semble invariablement entraîner une duplication chez les concurrents. Cette récurrence est plus qu'une simple coïncidence ; elle reflète une peur commune, celle d'oser être différent. Comme l’a souligné Jacques Maximin, chef renommé, « créer, ce n'est pas copier ». Pourtant, nombreux sont ceux qui hésitent à prendre des risques et à se démarquer dans un paysage culinaire devenant interchangeable.
La montée du phénomène "me too"
Cette tendance se traduira bientôt par des pratiques commerciales régulées, comme l'illustre le cas de Fleury Michon qui a récemment fait parler de lui en empruntant le terme « Fooding », sans se soucier de la répercussion sur l'identité des créateurs de contenu. Bien que la justice ait tranché, considérant le terme comme ancré dans la culture populaire, cela soulève de sérieuses préoccupations quant à la direction que prend notre scène gastronomique. Pourtant, ces disputes, bien que marquées par des enjeux financiers, révèlent une profonde inquiétude : celle d'une gastronomie qui a peur de s'aventurer hors des sentiers battus.
Vers une rupture salvatrice
Il est peut-être temps de rompre cette spirale de conformisme. Les chefs doivent être encouragés à explorer de nouveaux horizons, à rechercher des influences diverses et à se réapproprier leur créativité. Loin de se limiter à des terminologies étrangères, il est essentiel d'innover avec des mots et des concepts ancrés dans notre culture. En renouvelant notre approche de la cuisine, nous pourrions non seulement raviver l'intérêt des convives, mais aussi redynamiser l'image de la gastronomie française sur la scène mondiale. Il est grand temps que notre cuisine brille par son authenticité.







