Le colorant caramel, largement utilisé dans l'industrie alimentaire, soulève des inquiétudes quant à son innocuité. En effet, une récente étude de l'Institut Scientifique de Santé Publique (ISP) a mis en lumière la présence de substances néoformées jugées toxiques et potentiellement cancéreuses.
Le caramel, un colorant répandu
En tant que colorant le plus couramment utilisé au monde, le caramel est omniprésent dans de nombreux produits alimentaires. Cependant, il est crucial de distinguer le caramel pur, sans additifs (E150a), d'autres variantes qui contiennent des substances nocives. Le mélange de caramel avec de l'ammoniac et/ou des sulfites, courant dans l'industrie agroalimentaire, peut altérer sa sécurité.
Les substances néoformées détectées
Selon les recherches de l'ISP, trois des quatre classes de colorant caramel (E150b, E150c et E150d) sont liées à la formation de composés potentiellement dangereux. Parmi les substances identifiées se trouvent :
- THI : impact négatif sur le système immunitaire.
- 2-MEI et 4-MEI : considérés comme cancérigènes selon le Centre International de Recherche contre le Cancer.
- 5-HMF : substance à haut risque toxicologique.
Évaluation et sensibilisation
Pour le moment, l'Agence Européenne de Sécurité Alimentaire (EFSA) considère qu'il n'y a pas de raison d'alerte immédiate, préconisant simplement de maintenir les niveaux de ces substances le plus bas possible. L'ISP, de son côté, cherche à sensibiliser le grand public sur la nature des substances néoformées, en insistant sur le fait que leur impact, bien que faible chez les adultes, pourrait poser des risques pour la santé des enfants, souvent exposés à une alimentation riche en produits transformés.
Source :
LE CARAMEL, UN COLORANT PAS SI ANODIN, Institut Scientifique de Santé Publique, publié le 21 août 2014.







