La prévention du déclin cognitif repose sur un mode de vie sain, incluant une alimentation réfléchie. Le Pr Bruno Dubois, neurologue à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, partage ses conseils sur les aliments à privilégier pour un petit-déjeuner nutritif et protecteur.
Il est démontré que plusieurs facteurs contribuent à la préservation des fonctions cérébrales : pratiquer une activité physique régulière, maintenir des interactions sociales, et surveiller des problèmes comme l'hypoacousie et la cataracte pour éviter l'isolement sensoriel. Une alimentation variée est également cruciale. Le régime méditerranéen, particulièrement, montre un lien avec une réduction des risques de troubles cognitifs légers et de la maladie d'Alzheimer, grâce à sa richesse en acides gras oméga-3, en antioxydants et en polyphénols, tous reconnus pour leurs propriétés anti-inflammatoires et bénéfiques pour la santé vasculaire.
« Le cerveau est intimement lié à l’organisme par un réseau vasculaire », explique le Pr Dubois, précisant que « la qualité de l’oxygénation cérébrale est déterminante pour retarder l'apparition de lésions dégénératives ».
Un petit-déjeuner riche en oméga-3 et antioxydants
Pour le petit-déjeuner, il est conseillé de choisir des aliments riches en oméga-3 et en antioxydants, essentiels pour la mémoire et la protection neuronale. Les poissons gras tels que le saumon, le maquereau, ainsi que les noix et les graines de lin sont d'excellentes sources.
Les antioxydants, présents dans des fruits et légumes colorés comme les baies, les tomates et les épinards, jouent un rôle clé dans la lutte contre le stress oxydatif. « Le thé vert, le chocolat noir, ainsi que les noix et amandes sont également d’excellentes sources d’antioxydants », ajoute le neurologue. Un petit-déjeuner conseillé par le spécialiste : une tranche de saumon fumé, quelques noix, du pain de céréales complètes avec de la confiture de myrtilles et une tasse de thé vert.
Nourrir son cerveau au-delà de l'assiette
Le Pr Dubois insiste sur l'importance de nourrir son cerveau non seulement par l'alimentation, mais également par l'apport constant d'informations : « La meilleure nourriture pour le cerveau provient de la lecture, des voyages et des interactions sociales ».
Selon lui, le cerveau fonctionne comme un processeur d'informations, et il nécessite une stimulation continue. Associer ces habitudes alimentaires saines à une activité physique régulière, à une bonne gestion de l’hypertension artérielle, du cholestérol et du diabète, tout en évitant le tabac, contribue à prévenir l’athérosclérose et garantit une oxygénation optimale des organes.






