Les mots anglais font chavirer les amateurs de gastronomie française. Pourquoi des termes comme «souping» ou «juicing» envahissent-ils notre vocabulaire culinaire ? Ces tendances alimentaires tiennent-elles vraiment la route ?
Les tendances alimentaires évoluent rapidement, avec une multitude de nouveautés qui émergent chaque jour. Souvent inspirées de l’Amérique, ces idées se veulent généralement saines, mais pas toujours pertinentes. Elles ont toutes un point commun : elles se terminent par le suffixe "-ing".
Le souping
Récemment, la tendance du "souping" a suscité de vifs débats en ligne. Après inspection, il s'avère que cette mode n'est rien d'autre que l'art de manger de la soupe, un plat vieux comme le monde. Pour "soupinguer" avec style sur Instagram, voici quelques règles à respecter.
Concept : boire de la soupe maison régulièrement pour profiter des bienfaits nutritionnels des légumes. On peut même envisager des cures detox sur plusieurs jours.
Avis : Bien que promouvoir la soupe fait honneur à nos grands-mères, l'empaqueter avec un terme anglais semble superflu.
Viabilité : 1 % de chances.
Le juicing
Cette tendance estivale a vu le jour avec un essor remarquable des bars à jus à Paris et ailleurs, ainsi que l'émergence de marques comme Yumi et HeyDay. Les chefs étoilés incorporent aussi des jus de légumes dans leurs plats.
Concept : Le "juicing" consiste à remplacer la nourriture solide par du jus de fruits et légumes frais. Pour cela, une centrifugeuse ou un extracteur est recommandé.
Avis : L’essor des jus est positif, permettant de déguster des mélanges vitaminés tout en savourant la pureté des ingrédients. Les cures peuvent être envisagées sur un ou deux jours.
Viabilité : 50 % de chances.
Le snacking
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le snacking n'est pas une nouveauté. Déjà depuis 2007, des initiatives comme celles de Christophe Adam à Fauchon existent, et en 2010, ce phénomène a résonné dans le milieu gastronomique, avec des formations professionnelles dédiées au snacking.
Concept : Des artisans, bouchers, et restaurateurs proposent des plats à emporter, transformant ainsi leur modèle de vente.
Avis : Malgré le mot "snacking", qui pourrait être remplacé par "vente à emporter", l'idée de ces artisans proposant des produits de qualité est à saluer.
Viabilité : 80 % de chances.
Les toppings
Les toppings envahissent nos assiettes, que ce soit sur des glaces, des yaourts ou des salades. Ils permettent à chacun de personnaliser son plat.
Concept : Ces garnitures englobent des fruits frais, des crudités et divers condiments, ajoutant une touche personnelle aux repas.
Avis : Bien que les toppings occupent une place importante, ils ne remplacent pas les repas traditionnels. Certains restent, mais beaucoup resteront en second plan.
Viabilité : 30 % de chances.
Le racletting
Bien qu'il ne soit pas un concept à proprement parler, le racletting a pris d'assaut les réseaux sociaux récemment. Les restaurants parisiens, par exemple, se jettent sur ce plat savoyard, surtout en hiver.
Concept : Un terme créé pour désigner une véritable passion pour la raclette qui transcende les frontières.
Avis : Malgré la tendance aux régimes restrictifs, il est rassurant de voir que des classiques comme la raclette demeurent populaires. #teamracletting
Viabilité : 100 % de chances.







