Depuis des décennies, le modèle alimentaire basé sur trois repas par jour est omniprésent dans nos cultures. Toutefois, cette norme est de plus en plus remise en question, notamment avec l'émergence de nouveaux régimes comme le jeûne intermittent et les régimes alternés. Alors, que faut-il vraiment en penser ?
Le danger des régimes stricts
"La rigidité de la règle des trois repas par jour peut entraîner des déséquilibres alimentaires," affirme Florence Foucaut, nutritionniste. En effet, les personnes ne respectant pas ce rythme ont souvent tendance à grignoter de façon désordonnée, augmentant ainsi les risques de surpoids et de carences nutritionnelles. De plus, le sentiment d'ignorer ses besoins alimentaires peut mener à une compensation excessive lors des repas suivants.
Les études qui bousculent les idées reçues
D'après plusieurs recherches, le jeûne de 16 heures pourrait avoir des effets bénéfiques sur la santé, réduisant le risque de maladies comme le diabète. Ces découvertes alimentent le débat, mais comme le souligne Foucaut, "cela crée une confusion qui complique la compréhension des besoins nutritionnels individuels." Chacun est unique et des recommandations universelles ne sont pas toujours efficaces.
Écoute de soi et alimentation personnalisée
La clé réside dans l'écoute de son corps. "Il est essentiel de prendre en compte ses propres sensations alimentaires," précise Foucaut. Cela soulève des questions crucials : ai-je besoin de trois repas ? Est-ce que ma faim est réellement satisfaite par cette structure ? À chacun de trouver le rythme qui lui convient le mieux, que ce soit en continuant avec les trois repas traditionnels ou en adoptant une approche plus flexible.







